Entrée libre, épisode I

Beth Ditto – Gossip

Rouge – ex Folies Pigalle – Paris XVIII

Présentation du dernier single aux presses hebdomadaire, mensuelle et numérique

En présence de mademoiselle elle-même, Nathan le pas fainéant du manche et Mister Hannah, lesquels font battre le coeur de la France à l’unisson de ce groupe désormais définitivement adopté par l’Hexagone: 400.000 copies du dernier album, soit la plus grosse vente en Europe et devant les Etats-Unis qui les ont vu naître: 50.000 copies.
Le tout sous les auspices du toujours cool et souriant Stéphane Le Tavernier, PDG de Sony Music France, accompagné du staff promo au complet, notamment Lorianne Dimosi, responsable presse.

Quand Chanel décide d’utiliser « Heavy Cross » pour sa dernière campagne, c’est la consécration pour Gossip.
Beth peut apprécier ce privilège après en avoir réalisé la gageure, façon pied-de-nez aux idées reçues, elle qui bouscule façon strike toutes les icônes habituelles de la marque.
Après ça, il ne reste plus qu’à l’associer au camembert pour lui faire comprendre qu’on veut la nationaliser.

Pas étonnant que Beth nous retourne mille sourires des plus gracieux et sucrés. On est ses chouchous.

Pour le prouver, elle fait tous les efforts pour s’exprimer en français -et ma foi, elle s’en sort plutôt bien- se rappelle les prénoms de chacun -sauf moi: satanée niou barbe- répond à toutes les questions et signe tous les autographes aux journalistes qui avouent stylo à la main et sans complexe leur âme de fan.
C’est tout notre charme français qui incite les stars à nous en donner un peu plus dans l’intimité: elle reviendra « en pote » le 14 mai 2012 à la Cigale, alors qu’elle vient de remplir récemment Bercy. Et puis comme par hasard, ce sera la période de Cannes, donc on peut déjà prédire un Grand Journal dans la foulée.

D’ailleurs, heureusement que Beth et nous on s’aime à la folie, car si on veut s’attacher au single lui-même, en dehors d’un gimmick aux vocalises qui subliment les accents de sa voix si attachante, on pourrait se plaindre d’un manque d’originalité dans le corps des couplets.

Car disons-le: ça se resuce un peu de ce qu’on connaît d’elle, même si on lui pardonne, vu qu’on se surprend à remuer du cul malgré tout.
Et puis ça coule comme un bonbon, tellement le bon son énervé par les riffs de Nathan s’impose pour faire oublier cette nouvelle carence que beaucoup ont ressentie quand Beth a sorti son album solo singulier de quatre titres dont on s’était demandé à la première écoute si elle n’en avait pas profité pour se débarrasser des maquettes du précédent album… vlan, désolé Beth, je te jure que je t’aime, mais bon.


Derrière l’outrance adoptée comme mood habituel par notre princesse du soir, on retiendra toutefois la poésie -si si- des mots qui se cachent derrière la pédale de la grosse beat de « Perfect World ».
Beth s’en sert pour nous dire des choses qui relèvent de l’intime. elle nous laisse entrevoir, pour qui gratterait un peu, un morceau de son petit coeur avec des blessures pas encore bien refermées :
« On sort du lit que c’est déjà terminé, on s’en rend compte au réveil, alors on se réfugie dans l’image d’un monde parfait où ça serait mieux qu’avant. J’en voulais plus, mais ne t’inquiète pas, tu as fait de ton mieux, aujourd’hui c’est du passé (tu parles) »

On devine à travers sa démarche excentrique, excessive excellemment retraduite en musique par Nathan et surbeatée par Hannah, que Beth exorcise tout ce qui pourrait la blesser encore.

Il suffit de décrypter « Heavy Cross », autant de coups que de clous enfoncés pour crucifier ses cauchemars.
Beth nous confie ses angoisses comme pour rompre avec son adolescence qui a dû peser lourd en litres de larmes.
Cela dit, elle est loin d’en avoir fini, il suffit de réaliser qu’à bientôt 30 ans, elle se sape toujours comme une gamine quasi flashy et se maquille comme une émo, s’extasy sur tout ce qui brille, sourit sans préjugés à qui lui sourit, ce qui est très touchant… fin de la psycho à deux balles.
A ce sujet, je dois dire que, moi aussi, je parle avec mon sentiment de fan…
Juste après, Beth passe devant moi, me fait un baise-main sans se rendre compte qu’elle vient de me rendre celui que je lui ai fait à la Flèche d’or en 2010 -c’est même passé à la télé- quand soudain, elle me dédicace un petit coup de folie avec Hannah que l’on connait si straight d’habitude derrière ses tomes.


Puis elle nous quitte après une généreuse et moite séance photos facebook champagnisée de deux heures -au lieu d’une, prévue à l’origine- elle prend le micro pour nous dire au revoir, et on comprend pourquoi on l’aime: elle nous remercie de notre présence sans réaliser le privilège qu’elle vient de nous accorder en nous bisoutant comme si on était ses meilleurs copains, du seul fait d’aller vers elle, en restant nature comme au premier jour…

Kris Bénard
l’homme qui remplace le beurre et la confiture

Ticket d’entrée: force 0

Un peu agacant car pour une fois j’étais sur la liste.
J’arrive en retard à 21:30 au lieu de 20:30 et il n’y a plus de responsable Sony préposé à l’accueil, uniquement un vigile qui me demande mon nom. Je m’exécute sans y perdre la vie et il m’invite à entrer…
Vous ne trouvez pas ça un peu fastoche ?!

Trophées:

Sourires de Beth
Kissoux de Beth
Baise-main de Beth
Dédicace single promo par Beth et Nathan
Photo avec Beth et Nathan
Vidéo avec Beth et Hannah

 

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