Le prix Nobel de littérature

Recevoir le prix Nobel est le rêve de beaucoup d’écrivains et certains l’avouent sans fard.

Le prix Nobel de littérature est attribué, le deuxième jeudi d’octobre, par les dix-huit membres de l’Académie suédoise (créée en 1786 sur le modèle de la française), sur proposition de cinq d’entre eux, qui forment le Comité Nobel.

Le Comité examine les candidatures déposées avant le 1er février. Seuls les académiciens, les présidents du Pen Club, les professeurs de littérature en université et les lauréats d’un Nobel quelconque sont habilités à proposer des noms ; le formulaire – car tout est encadré – est à retirer auprès de l’ambassade.

Le Comité se partage les auteurs à évaluer. Après le refus de Sartre, il a pris l’habitude de contacter les candidats pour s’assurer de leur accord, au cas où… Ainsi Borges a-t-il répété vingt années durant qu’il accepterait le prix si on le lui décernait, – et il ne l’a jamais eu. Il est possible que l’Académie ait renoncé depuis à cette précaution. La décision est présentée comme unanime.

La réception a lieu à Stockholm, le 10 décembre, pour l’anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, en présence du roi de Suède. Le secrétaire perpétuel de l’Académie expose à l’élu ses mérites et lui remet un diplôme ; la médaille à son effigie est expédiée quand elle est prête.

L’écrivain remercie au banquet, pour lui-même et au nom des autres lauréats – les prix de physique, de chimie et de médecine.

Le prix Nobel de littérature tire son prestige :

– de son origine : que l’inventeur de la dynamite et de la poudre sans fumée, ingénieur certes, mais aussi marchand d’armes, ait utilisé sa fortune pour encourager la recherche désintéressée, « ça console » ;

– de son ancienneté (1901) ;

– de sa liaison – en fait artificielle – avec les prix scientifiques présumés sérieux ;

– de son cosmopolitisme : 108 lauréats ressortissants de 36 pays, dont l’Inde, le Chili, l’Islande, le Guatemala, le Japon, l’Australie, le Nigéria, l’Égypte, la Turquie depuis 2006 et le Pérou depuis 2010 ;

– du montant du prix (200 000 francs-or en 1901, un million d’euros en 2008) ;

– d’une quarantaine de lauréats magnifiques. (Parmi les moins connus : le Norvégien Knut Hamsun, à qui l’on doit La Faim, l’Australien Patrick White, auteur du Char des élus, le Polonais Milosz, dont il faut lire La Pensée captive, le poète irlandais Seamus Heaney, etc.).

                                              

Depuis plus d’un siècle, l’Académie suédoise essaie de tenir l’équilibre entre des logiques contradictoires :

– la diversité des genres, sauf que le théâtre a été oublié entre Beckett (1969) et Dario Fo (1997), sauf que la poésie aura attendu son tour de 1996 à 2011 ;

– la qualité littéraire, sauf que l’Académie pèche par conservatisme. En 1903, elle préféra Bjornson à Ibsen, Martin du Gard à Valéry en 1937, Aleixandre à Borges en 1977, Szymborska à Herbert en 1996 ;

– la rotation géographique, sauf que treize des dix-sept derniers lauréats étaient européens. Les autres : le Chinois Gao, naturalisé français (2000), le Sud-Africain Coetzee (2003), le Turc Pamuk (2006), le Péruvien Vargas Llosa, naturalisé espagnol (2010) ;

– la tolérance politique, sauf que l’Académie penche à gauche, voire très à gauche (prix donnés à Dario Fo en 1997, Saramago en 1998, Gunther Grass en 1999, Coetzee en 2003, Jelinek en 2004, Pinter en 2005 et Le Clézio en 2008). Au demeurant, Horace Engdahl, secrétaire perpétuel de 1999 à 2009, et qui conserve sans doute une certaine influence, ne fait pas mystère de son hostilité aux Américains, Philip Roth notamment. De ce point de vue, le prix 2010, donné à un écrivain ultra-libéral, aura marqué une rupture.

                                              

Anecdotes :

1) L’année de la première distribution, personne n’avait proposé à temps le nom de Tolstoï. Quand Strindberg et les littérateurs suédois apprirent que le prix était allé à Sully Prudhomme, de honte, ils écrivirent une lettre d’excuse à l’auteur de Guerre et Paix. Celui-ci leur répondit que de toute façon il aurait refusé. Et c’est en s’appuyant sur cette réponse que Carl David af Wirsén, secrétaire perpétuel et président du Comité, empêcha que le prix lui soit jamais voté.

2) Wirsén a imposé les premiers prix. Il a fait le choix méritoire du cosmopolitisme et celui moins inspiré d’une rotation géographique implacable avec le Français Sully Prudhomme (1901), l’Allemand Mommsen (1902), le Norvégien Bjornson (1903), l’Espagnol Echegaray (1904), le Polonais Sienkiewicz (1905), l’Italien Carducci (1906), l’Anglais Kipling (1907), la Suédoise Lagerlöf (1909), le Belge Maeterlinck (1911). Toutefois, les Allemands se taillèrent la part du lion avec les prix attribués à Eucken (1908) et von Heyse (1910). La plupart de ces lauréats sont tombés dans l’oubli : hostile à Zola, à Tolstoï, à Ibsen, à Strindberg, sceptique devant Thomas Hardy et Henry James, Wirsén n’avait pas le goût très sûr.

3) Le 10 décembre 1905, Sienkiewicz se servit du banquet Nobel comme d’une tribune pour dénoncer les malheurs de son pays, la Pologne partagée et opprimée tant par les Russes que par les Allemands. Ce faisant, il inaugurait une tradition, celle de l’allocution politisée, qui s’est perpétuée jusqu’à Pinter (2005).

4) La candidature de Thomas Hardy a été examinée, discutée et rejetée vingt-cinq fois en vingt-six ans parce qu’on le jugeait trop pessimiste. En 1907, aucun Anglais n’ayant encore obtenu le prix, l’Académie eut surtout à cœur d’éviter le poète Swinburne : vieillard chevelu, républicain, anticlérical et homosexuel, on craignait qu’il se comportât mal en présence du roi. À quarante-deux ans, Rudyard Kipling avait pour lui d’être un gentleman. En partance pour l’Afrique du Sud, il se dérouta pour venir chercher son prix. Mais le roi était à l’agonie et la cérémonie fut annulée. Étrangement, Swinburne (un des poètes préférés d’Oscar Wilde) faillit l’avoir l’année suivante : finalement Wirsén, après relecture, s’était rallié à lui pour éviter Lagerlöf, mais ça n’a suffi ni pour couronner Swinburne en 1908, ni pour éviter Lagerlöf en 1909.

5) Thomas Mann a failli l’avoir deux fois. En 1929, pour vaincre la résistance de Karlfeldt, secrétaire perpétuel, que La Mort à Venise avait perturbé, Per Hallström, président du Comité, proposa de ne le lui donner que pour Les Buddenbrook, son premier roman. Aussi, en 1948, a-t-il été envisagé de le lui redonner, cette fois pour La Montagne magique. Mais l’Académie venait de rater James Joyce et Virginia Woolf, morts en 1941, et c’est leur compatriote, T. S. Eliot, qui l’a eu.

6) Le poète suédois Erik-Axel Karlfeldt l’a eu en 1931 à titre posthume. En fait, ses confrères l’avaient élu en 1920, mais, comme il était leur secrétaire perpétuel, il avait jugé indécent d’accepter et il avait fait attribuer le prix à Knut Hamsun.

7) Bounine fut le premier Russe à l’obtenir (1933). Il avait été déchu de la nationalité soviétique et, sur les listes, figure donc comme apatride. Il vivait en France et les lecteurs étaient rares. L’Académie voulait un Russe, mais répugnait à le donner à Maxime Gorki parce que, vu de loin, Gorki semblait approuver tout ce que faisait Staline. Un neveu d’Alfred Nobel plaida la cause de Bounine. Comme Immanuel Nobel avait beaucoup fait pour que sa famille renonce à l’héritage et autorise la création des Prix, l’Académie estima qu’elle devait suivre ce conseil.

8) En 1935, Les Suédois ne purent départager Croce, Unamuno, Valéry, H. G. Welles et Eugène O’Neill, le théâtre de ce dernier étant jugé un peu vulgaire et surtout trop freudien. Finalement, O’Neill l’a eu l’année suivante, mais aux dépens de Freud, dont la candidature avait été posée pour la première fois et ne fut pas reposée. Rares sont les lauréats qui ont obtenu le Nobel « du premier coup ». Exceptions : les premiers lauréats, Sinclair Lewis, premier lauréat américain (1930), Pearl Buck (1938). Cette même année 1938, Freud fut proposé pour le prix Nobel de médecine, mais il mourut l’année suivante sans avoir obtenu aucun des deux.

9) Gageons que l’élection de Mauriac vexa l’autre grand Français catholique, Claudel, dont personne n’avait posé la candidature cette année-là (1952). Mais Claudel avait commis en 1941 une Ode au maréchal Pétain et les Suédois se saisirent du prétexte administratif pour l’éviter.

10) Churchill n’a pas seulement eu le prix de 1953 parce que le Monde libre lui devait beaucoup, mais aussi pour la biographie qu’il avait consacrée au premier duc de Marlborough, son ancêtre, pour divers travaux historiques (un autre historien, Mommsen, avait obtenu le prix de 1902) et pour ses célèbres discours, qui comportent tant de formules superbes. De Gaulle crut-il que son tour viendrait ? Historien du prix (Balland, 1986), Kjell Espmark ne le nomme pas, et l’on sait ce que Barthes pensait de sa prose : « style de pasticheur plus que d’écrivain ».

11) Dès les années 1930, Boris Pasternak était tenu pour un vrai poète au-delà des frontières de l’Union soviétique. Gide l’avait rencontré à l’été 1936 à Moscou ; il devait le décrire comme un homme terrorisé. C’est Gide qui a divulgué ce mot, qu’il trouvait admirable : un jour, Lounatcharsky, ministre de l’Éducation, demande à Pasternak ce qu’il fallait faire « pour la culture. – Enterrez-la, aurait répondu Pasternak, enterrez-la ! Ainsi aura-t-on une chance d’en retrouver des traces dans les catacombes. » La candidature de Pasternak avait été posée dès 1946 par des universitaires britanniques, mais il était jeune et pouvait attendre. Dix ans plus tard, Pasternak fut contacté par un éditeur milanais, Feltrinelli, communiste bon teint, du moins officiellement puisqu’il devait évoluer vers les Brigades rouges et mourir dans l’explosion d’une bombe qu’il promenait sous son bras. Feltrinelli proposa à Pasternak de publier Le Docteur Jivago que la censure soviétique venait de rejeter. C’était à la fois une épopée qui menait la Russie de 1905 à 1917, une autobiographie déguisée, un recueil de poèmes puisque le héros en écrivait beaucoup ; Pasternak y condamnait à demi-mot ce qu’il était advenu de l’idéal bolchevik… Feltrinelli mena habillement l’opération. À peine paru, le livre était traduit en suédois et Anders Österling en faisait l’éloge. Comme c’était à la fois le secrétaire perpétuel de l’Académie et le président du Comité Nobel, la suite allait de soi. Le 23 octobre 1958, Österling annonçait que le prix Nobel de littérature avait été attribué à Pasternak, tant pour ses innovations poétiques que pour son insertion dans la tradition narrative russe. Aussitôt, le ministre de la Culture (Michaïnov) se félicitait de l’hommage rendu à un compatriote. Mais la Pravda réagit tout autrement. Pasternak fut traité de « mauvaise herbe sur le gazon soviétique », « pire qu’un porc », etc. Pasternak aurait pu s’exiler : ses droits d’auteur étaient suffisants. Mais, comme il l’écrivit à Khrouchtchev, « quitter la Russie serait pire que s’enterrer vivant ». Il implorait donc l’autorisation de rester en Russie et, en échange de sa grâce, il se résigna à envoyer à l’Académie ce télégramme bouleversant, rédigé en français : « En vue du sens que prend cette distinction dans la société que je partage, je ne puis accepter le prix immérité qui m’a été attribué. Ne prenez pas offense mon refus volontaire. »

12) Comme chacun sait, en 1964, Sartre a refusé le prix. La Fondation Nobel a reconnu que l’auteur des Mots avait écrit douze jours avant l’annonce de sa consécration pour dire qu’il n’en voulait pas, mais sa lettre a traîné dans les bureaux, à moins qu’elle n’ait pas été prise au sérieux par la secrétaire qui l’avait ouverte. Son principal concurrent était le poète anglais W. H. Auden.

13) Kawabata a eu le prix en 1968 sur la base de recommandations extérieures. Les experts firent notamment remarquer à l’Académie qu’elle avait déjà raté Tanizaki, mort trois ans plus tôt, et qu’il ne fallait plus tarder si elle voulait enfin élire un Japonais digne du prix.

14) La candidature de l’Argentin Borges a été écartée parce que le poète Artur Lundkvist ne lui pardonnait pas un tête-à-tête avec le général Pinochet. Vainement hostile à Soljenitsyne, primé en 1970, Lundkvist a soutenu avec succès le Chilien Neruda (1971), l’Australien Patrick White (1973), l’Espagnol Aleixandre (1977), le Colombien Garcia Marquez (1982), Claude Simon (1985) et le Mexicain Octavio Paz (1990).

15) Élu secrétaire perpétuel en 1977, Lars Gyllensten « dénicha » Singer, romancier yiddish (1978), le Polonais Milosz (1980), Elias Canetti (1981), le Tchécoslovaque Seifert (1984) et le Russe Brodsky (1987). Et c’est lui qui fit préférer le Grec Elytis au Grec Rítsos, qu’il jugeait suffisamment célèbre et excessivement communiste.

16) William Golding a eu le prix en 1983 parce que l’Académie ne réussissait pas à se mettre d’accord sur le nom de Claude Simon, qui l’a tout de même eu deux ans plus tard. Claude Simon avait été recommandé par Gabriel Garcia Marquez, lauréat de 1982, et il a ensuite soutenu Ôé Kenzaburo, primé en 1994.

17) Le Suisse Friedrich Durrenmatt, l’auteur de La Chute d’A. (1971), l’a raté de peu. Son compatriote et ami Max Frisch, étant son aîné de dix ans, méritait la préséance. Mais Frisch n’avait rien publié de bon depuis Andorra (1961) et l’Académie attendait poliment sa mort. Or c’est Durrenmatt qui mourut le premier, en 1990. Son coup fait, Frisch le suivit dans la tombe.

18) Il est clair que Le Clézio a été couronné en 2008 parce que la France attendait le retour du Nobel depuis vingt-trois ans. (Gao, lauréat en 2000, a pris la nationalité française, mais il écrit en chinois.) Depuis 1901, 14 « Français » ont eu le prix. Certains ont été proposés à maintes reprises et sans succès, notamment Valéry, Claudel, Malraux, et, plus récemment, Tournier, Sollers et Bonnefoy. On a dit qu’en 2004, l’Académie avait failli le donner à Derrida, alors mourant ; en fait, elle s’est divisée entre les partisans de Salman Rushdie et ceux d’Elfriede Jelinek, qui l’a finalement emporté. Après la France, les pays le plus souvent primés sont les États-Unis (11 lauréats, dont Faulkner en 1949 et Hemingway en 1954), le Royaume-Uni (10, dont Kipling en 1907, Eliot en 1948 et Pinter en 2005), l’Allemagne et la Suède (8), l’Italie (6, dont Pirandello en 1934) et l’Espagne (5, voire 6 en comptant Vargas Llosa).

19) Offert à Mario Vargas Llosa (l’auteur de La Ville et les chiens, La Tante Julia et le Scribouillard, La Fête au Bouc), le prix 2010 est un prix très avisé, comme ceux décernés en 2003 à Coetzee, l’auteur de Disgrâce, et en 2005 à Pinter, peut-être même le prix le mieux inspiré depuis celui de 1982, attribué à Gabriel Garcia Marquez, à qui l’on doit Cent ans de solitude.

20) Le prix 2011 a été remis au Suédois Tomas Tranströmer. Pour les passionnés de poésie, c’est un prix incontestable. Il se pourrait d’ailleurs qu’il amorce une décennie de rattrapage en faveur de la poésie, comme il y eut dans le passé d’autres décennies de rattrapage, par exemple en faveur des Américains (1930, 1936 et 1938). Le problème que pose à l’Académie un candidat comme Tranströmer, c’est qu’il déçoit toujours ceux qui ne l’ont pas lu, et ils sont nombreux. Elle est donc prise entre deux contraintes : plaire aux lettrés en récompensant des inconnus (ce fut la tendance à la fin des années 70) ; plaire aux journalistes en confirmant des célébrités, de préférence éloignées de l’art pour l’art (un choix fréquent autour de l’an 2000).

21) On s’amuse parfois – George Steiner en 1984 – à dresser la liste des oubliés du prix Nobel. Sauf qu’il n’est pas honnête de dénoncer l’oubli de Tchékhov, mort jeune et inconnu, même en Russie, celui de Kafka, publié posthume, ou celui de Proust, mort sans avoir terminé la Recherche – des esprits proches du sien, comme Bergson et Gide, ont eu le prix (en 1927 et 1947), ayant eu le bon goût de vivre vieux pour l’attendre. En revanche, l’oubli des grands Autrichiens (Rilke, Hofmannsthal…) reste inexcusable.

22) Pourraient l’avoir un jour :

– le romancier israélien Aharon Appelfeld (lire impérativement Histoire d’une vie) ;

– le romancier américain Philip Roth (lire Portnoy et son complexe, au moins le chapitre II, et surtout Opération Shylock), si les académiciens qui le rejettent depuis si longtemps meurent avant lui ;

– le romancier Paul Auster (lire Cité de verre et Léviathan) ; mais d’autres Américains (Joyce Carol Oates, Thomas Pynchon, Russel Banks, Cormac McCarthy) passent pour mieux placés ;

– le romancier albanais Ismaïl Kadaré (lire La Pyramide) ;

– la nouvelliste russe Ludmila Oulitskaïa (lire Un si bel amour) ;

– le poète polonais Adam Zagajewski (lire Solidarité, solitude) ;

– le romancier sud-coréen Yi Munyôl (lire L’Île anonyme et Le Poète) ;

– le dramaturge anglais Edward Bond, mais le Royaume-Uni a été bien servi ces derniers temps, avec les prix décernés à Naipaul (2001), Pinter (2005) et Doris Lessing (2007) ;

– le Suisse Philippe Jaccottet, poète francophone, qui a traduit Robert Musil et Thomas Mann ;

– le romancier somalien Nurrudin Farah ;

– le romancier français Jean Échenoz ;

– le romancier japonais Murakami Haruki, à peine moins étonnant que le président Schreber ;

– le Syrien Adonis ? Candidat des Palestiniens, il s’est fait connaître en 1971 par un poème qui rêvait la destruction de New York ; le fait que ça ait été tenté depuis ne devrait pas l’aider, mais Tranströmer le soutient et il peut passer pour un porte-parole des Syriens.

J. K. Rowling a-t-elle une chance ? D’autres écrivains « pour la jeunesse » ont été nobélisés : Sienkiewicz, l’auteur de Quo vadis ? (1905) ; Kipling (1907) ; Lagerlöf (1909) ; Jiménez, l’auteur de L’Âne Platero (1956) ; Golding, dont on lit encore Sa Majesté des mouches (1983). Toutefois, on pouvait arguer que leur œuvre comportait un versant « pour adulte » ; c’est évident dans le cas de Jiménez qui était aussi un poète exigeant.

Un charme indéniable du prix Nobel, c’est que ça reste toujours « affaire à suivre »…

François Comba

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