This Is Not A Love Song Festival : Jour 1

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Le This Is Not A Love Song Festival (ou TINALS), né de l’union entre l’association Come On People et la salle de concert Paloma, fête sa première édition cette année à Nîmes avec la volonté de devenir rapidement un des rassemblements majeurs pour les « musiques indépendantes » en France. Une ambition justifiée tant la programmation est intéressante et éclectique, rassemblant autour de quelques grands noms (Amon Tobin, Animal Collective, Dinosaur Jr., Black Strobe) une jeune garde musicale passionnante. Profondeur de champs y est, par l’intermédiaire de son envoyé musical très très spécial Rémy Pousse-Vaillant, et vous propose un compte-rendu quotidien pendant les quatre jours du festival.

TINALS : Jour 1

Pour ce premier jour au TINALS, ce sont les anglais d’Egyptian Hip Hop qui ouvrent le bal nîmois. Si l’album m’avait un peu déçu, la performance live est autrement plus imposante. A une pop quelque peu fadasse se substitue un rock bien plus agressif, où la batterie tapageuse se marie parfaitement avec la voix du chanteur. Néanmoins, les programmer en premier n’était peut-être pas le choix le plus judicieux tant une bonne partie du public peine à rentrer dans le mood.

Nous délaissons donc les cinq Britons pour aller jeter un œil à Flou Fantôme, duo montpelliérain – composé d’une fille au clavier et d’un mec à la guitare et aux machines – qui nous propose une musique entraînante, faite de riffs hypnotiques répétés en boucle et accompagnés de synthétiseurs, le tout posé sur des paroles travaillées (chose assez rare pour être signalée). Sur les 30 minutes de live, le duo offrira deux titres inédits bien plus électroniques que ceux de l’EP #1, laissant présager rien que du bon pour la suite de leur aventure.

Place ensuite au concert de Savages, groupe exclusivement féminin dont le post-punk acerbe déferle avec puissance dans la salle. Malgré un apriori mitigé dû à l’écoute de leur album Silence Yourself, ces anglaises se défendent superbement bien, à coup de guitares saturées, grosses lignes de basse, batterie tapageuse et une chanteuse qui fait revivre le fantôme ô combien courtisé de Ian Curtis.

A mon grand désespoir, je manque la majorité du concert de Connan Mockasin. Je ne peux donc rien dire de très intéressant sur son concert, si ce n’est vous faire part des réactions divergentes que j’ai recueillies de la part de certains festivaliers à la fin de la prestation des néo-zélandais.

Quelques dix minutes plus tard, c’est au tour du duo Death Grips de monter sur scène. Et c’est une splendide prestation de rap hardcore que Stefan Burnett (vraie pile électrique) au chant et Andy Morin (statique à faire peur) aux synthétiseurs nous livre. Pendant une heure, l’industrial hip-hop des deux californiens aura inondé la salle, la débarrassant des dernières émanations pop laissées par les groupes précédents. On peut sans conteste et dès à présent affirmer que Death Grips sera le groupe le plus « testostéroné » du festival (ndlr : attendons le live de Black Strobe pour décerner cette palme).

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Death Grips

Cette première soirée aurait pu se terminer sur cette excellente prestation, mais c’était sans compter sur la présence exceptionnelle des New-Yorkais d’Animal Collective. Et bien que passer après le cataclysme sonore et énergique des californiens de Death Grips ne soit pas chose aisée, la formation, dont la musique est après chaque album encore plus difficile à qualifier, a impressionné. Menée à la batterie par Panda Bear, la troupe expérimentalo-psychédélique, seule à disposer d’un véritable « décor » pour l’entourer, a dispensé, et ce durant un set généreux de plus d‘une heure et demie, sa pop expérimentale maîtrisée de bout en bout. Une parfaite conclusion pour une mise en jambe festivalière idéale.

Rendez-vous demain donc, pour la deuxième journée d’un festival qui nous plaît déjà beaucoup. Au programme, entre deux séances de skates sur la rampe installée à l’entrée du festival, la pop éthérée de Melody’s Echo Chamber, le garage agressif de J.C. Satan, le rock 50s de Nick Waterhouse ou encore le DJ set d’Amon Tobin.

Rémy Pousse-Vaillant, avec P.G.

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